Travail en cours : la naissance d’un horizon intérieur

Une œuvre en devenir

Le Passage est une toile qui s’est imposée à moi comme un espace de transition : un lieu où la lumière circule, où les formes se dissolvent, où la matière devient souffle.

Depuis plusieurs semaines, je travaille sur cette pièce avec une approche lente, patiente, presque méditative. Chaque couche vient effacer la précédente tout en la laissant vivre. Rien n’est figé. Tout est en mouvement.

La recherche : fondus, glacis, respiration

Dans cette toile, je cherche une profondeur qui ne soit pas descriptive, mais atmosphérique.

  • Les fondus créent des passages doux entre les zones de lumière.
  • Les glacis déposent des transparences successives, comme des voiles.
  • La diagonale n’est pas un trait : c’est un glissement, une tension douce qui ouvre l’espace.
  • Les bleus grisés et les blancs cassés construisent un horizon intérieur, sans jamais le définir.

Je travaille à faire disparaître les contours pour laisser apparaître une présence, une sensation plutôt qu’une image.

La lumière comme matière

La lumière n’est pas une source. Elle n’est pas localisée. Elle circule.

Elle se dépose par touches très légères, presque invisibles, qui viennent éclairer la toile de l’intérieur. Je cherche une lumière qui ne raconte rien, mais qui respire.

Ce que cette toile m’apprend

Le Passage m’oblige à ralentir. À écouter. À retirer autant qu’à ajouter.

Il me rappelle que la peinture n’est pas un résultat, mais un état. Un espace où l’on avance par effacement, par hésitation, par intuition.

Cette toile ouvre une direction nouvelle dans mon travail : celle d’un horizon intérieur, d’une profondeur silencieuse, d’un mouvement qui ne dit pas son nom.

En parallèle de Le Passage, je poursuis deux recherches complémentaires :

1. Le tilleul — verticalité et lumière filtrée

Une toile où la lumière traverse des verticales floues, où le végétal devient atmosphère. Je travaille sur des fondus très doux, des halos lumineux, des vibrations subtiles entre jaune crème et gris perle.

2. La toile aux verticales — horizon intérieur

Une pièce plus minérale, construite autour de bleus grisés, de diagonales légères et de glacis successifs. Elle explore la notion de distance, de souffle, de présence silencieuse.

Ces trois toiles dialoguent entre elles. Elles appartiennent à la même famille : celle des espaces intérieurs, des passages, des respirations.

✨ Une confidence essentielle

Je ne peins pas pour décorer, ni pour répondre à une attente. Je peins par passion, par nécessité intérieure, pour me faire plaisir avant tout. Chaque toile est un espace où je me retrouve, où je me laisse traverser. Si elle touche quelqu’un, c’est un bonheur. Mais l’élan premier est toujours celui du geste, du souffle, de la lumière qui cherche à naître.

Regards : 11

Lettre de l’atelier

Pour suivre les expositions, les créations en cours et les textes qui les accompagnent, vous pouvez recevoir la lettre de l’atelier. Une invitation à partager l’âme du travail, au fil des saisons.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0
    0
    PANIER
    Votre panier est videRetournez à la Galerie
    Me contacter